Oui, mais uniquement dans des cas limités tels que le risque pour la vie ou la santé de la personne enceinte, le viol, l’inceste ou les anomalies fœtales graves, et uniquemenr avec des autorisations médicales et légales strictes.
Bien que l’avortement soit légalement autorisé en Côte d’Ivoire dans des conditions spécifiques, y accéder reste difficile dans la pratique. La loi permet l’avortement lorsque la grossesse représente une menace pour la vie ou la santé physique/mentale de la personne, ou en cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale grave. Ces exceptions ont été clarifiées dans le Code pénal de 2019 et modestement élargies par des réformes en 2024 [1].
Malgré ces motifs légaux, le processus pour obtenir une interruption volontaire de grossesse (IVG) est complexe. Il nécessite généralement un consentement écrit, l’approbation de deux médecins, et, en cas de violences sexuelles, un rapport de police ainsi qu’une autorisation judiciaire. L’absence de protocoles cliniques clairs, combinée à l’hésitation des prestataires de soins et à la stigmatisation sociale, fait que très peu d’avortements sont effectivement pratiqués légalement. En conséquence, beaucoup continuent de recourir à des méthodes informelles et non sécurisées, ce qui augmente les risques de complications de santé et de mortalité maternelle [2].