L’avortement est autorisé uniquement pour sauver la vie ou la santé de la personne enceinte, ou en cas de viol, d’inceste, de grossesse chez les mineures, ou de malformation fœtale grave.
En Guinée, l’avortement est légal pour sauver la vie de la mère ; en cas de grossesse précoce, de viol ou d’inceste ; ainsi que lorsqu’un fœtus présente une affection grave. Dans ce cas, l’avortement doit être autorisé par des spécialistes médicaux, qui justifient leur décision dans un rapport. Il ne peut être pratiqué que par un médecin dans un établissement public ou privé adapté. Cependant, les services de soins post-avortement sont légaux, bien que leur mise en œuvre et leur accès soient entravés par des difficultés [2].
Malgré ces exceptions, l’accès à un avortement sûr reste limité en raison de la stigmatisation sociale et des contraintes du système de santé. Le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) a souligné que l’avortement non sécurisé demeure une cause majeure de mortalité maternelle en Guinée [2]. Les organisations de défense continuent d’appeler à un élargissement de l’accès aux services d’avortement sûrs et légaux ainsi qu’à l’éducation en santé reproductive [3].