Non, l’avortement n’est pas autorisé à la demande au Cameroun. Il n’est autorisé que si la grossesse met en danger la vie ou la santé de la personne enceinte, ou si elle résulte d’un viol, et il doit respecter certaines conditions légales spécifiques.
Au Cameroun, l’avortement constitue une infraction pénale selon le Code pénal, sauf dans certains cas prévus par la loi. Il est autorisé lorsque la grossesse représente un danger grave pour la vie ou la santé de la personne enceinte, ou lorsqu’elle résulte d’un viol. Dans ces deux situations, l’intervention doit être pratiquée par un professionnel de santé qualifié, et en cas de viol, une autorisation officielle du procureur de la République est requise.
En dehors de ces conditions, l’avortement demeure illégal et peut entraîner des poursuites pénales. Même lorsqu’il est autorisé par la loi, les personnes concernées se heurtent souvent à des obstacles administratifs, juridiques et sociaux qui retardent ou empêchent l’accès à des soins sûrs. Pour beaucoup, en particulier dans les zones rurales ou sans soutien juridique, l’accès au système de santé peut être difficile, ce qui conduit à des alternatives non sécurisées.