Sans enfant par choix : l’avortement en tant qu’option

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Par Michell Mor (Traduction par safe2choose)

Savez-vous qu’il y a des femmes qui, par choix, n’ont pas enfant ? En dépit des idées reçues, il y a des femmes qui, pour une raison quelconque, ne veulent pas tomber enceinte, poursuivre leur grossesse, mettre au monde ou élever un enfant. Et ces femmes pourraient bien avoir besoin de services d’avortement sécurisés.

Les femmes qui choisissent de rester sans enfant doivent souvent affronter des commentaires tels que :

« Il y a beaucoup d’options de contraception. »

« Si vous ne vouliez pas d’un enfant, vous n’auriez pas dû tomber enceinte. »

« Toutes les femmes sont biologiquement programmées pour vouloir des enfants »

Mais aux dernières nouvelles, toutes les femmes ne rentrent pas dans cette catégorie. Toutes ne veulent pas forcement avoir d’enfants et nous devons les respecter.

De nos jours, nous vivons dans un monde rempli de choix. Certains aident à améliorer la fertilité comme lorsque les couples ont des difficultés à avoir des enfants. En effet, ils peuvent alors se tourner vers les méthodes in vitro, les injections de sperme, l’insémination artificielle, les chirurgies correctives et de nombreuses autres options proposées par la médicine contemporaine. Si cela échoue, il est également possible d’adopter un enfant.

Compte tenu de tous les choix existants pour soutenir les femmes qui souhaitent la maternité, pourquoi limitons-nous de manière aussi radicale les options des femmes qui ne veulent pas devenir mères ?

Être ou ne pas être

Lorsque les jeunes filles ont leur premier petit ami, elles entendent très souvent :

« Votre vie sera ruinée si vous tombez enceintes ! »

Mais lorsqu’une femme atteint l’âge adulte sans enfant, ces commentaires se transforment en :

« Votre horloge biologique ne tourne-t-elle pas ? »

Ces commentaires sont souvent stigmatisant et rendent les femmes plus hésitantes à propos de ce qu’elles veulent.

La grossesse n’est pas une tâche facile ; elle entraîne des modifications importantes du corps et des hormones. Pour beaucoup, la seule idée de tomber enceinte est anxiogène mais malheureusement ces sentiments ne sont jamais reconnus par notre culture.

IPSOS, une agence espagnole d’études, a dirigé une étude novatrice dans laquelle les femmes écrivaient leurs rêves et leurs peurs dans un journal « secret ». En est ressorti quelques révélations : pour certaines la maternité n’était pas un objectif, mais c’était une vérité impossible à exprimer lors d’une conversation normale.

La conception de la maternité par les femmes peut différer de ce que la société a normalisé, tout comme l’a souligné Vicki McLeod dans son discours TEDx sur la stigmatisation, les tendances et les impacts sociaux du choix de ne pas avoir d’enfants : « mon ventre était si intéressant pour les gens »- une déclaration qui fait écho à cette conviction.

 

 

Et qu’est-ce que cela a à voir avec la question de l’avortement ? La réponse est simple : la probabilité pour les femmes d’avoir accès à des informations fiables sur l’avortement diminue en raison de la stigmatisation de la maternité et de l’avortement. Moins il y a d’options pour décider de leur corps, moins les femmes auront accès à des soins d’avortement sûrs.

Sans enfant par choix et santé reproductive

La santé sexuelle et reproductive est également importante pour toute femme sans enfant par choix. En effet, elles doivent également avoir accès aux options de santé reproductive, comme toute autre personne, ce qui inclut l’avortement sans risque.

C’est pourquoi l’un des principaux objectifs de safe2choose est de faciliter l’information sur l’avortement sécurisé grâce à un simple clic, car nous pensons que c’est aussi un moyen de respecter les décisions des femmes et de les protéger.

La maternité et l’avortement sont des expériences courantes dans l’histoire de l’humanité. Le Guttmacher Institute a souligné dans son étude la plus récente intitulée Avortement dans le monde : progrès inégaux et accès inégal : « les avortements sont aussi fréquents dans les deux catégories de pays les plus restrictives (interdits ou autorisés uniquement à sauver la vie de la femme) comme dans la catégorie la moins restrictive (admise sans restriction quant à la raison) – 37 et 34 pour 1 000 femmes, respectivement. »

Et si au lieu d’empêcher les femmes d’accéder à l’#avortement, nous essayions d’équilibrer les options afin que tout le monde puisse vivre avec bonheur leur maternité choisie ou une vie sans enfant ?

Maintenant, dites-nous ici, que pensez-vous des femmes sans enfant par choix et de leur droit de rejeter la maternité dans notre époque moderne ? Dites aux femmes qu’elles ne sont pas seules, vos paroles peuvent nous aider à mettre fin à la stigmatisation et à construire ensemble un monde où personne ne craint d’avancer dans la direction qu’il·elle·s ont choisi.

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