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Cette semaine, HowToUse et safe2choose unissent leurs forces aux côtés des leaders mondiaux du droit à la reproduction pour les 16 jours d’activisme contre les violences sexistes. Car, en effet, le déni systémique du droit des femmes enceintes à accéder aux services avortements sécurisés est l’un des principaux facteurs responsables des taux élevés de mortalité maternelle dans le monde.

Mais les 16 jours d’activisme soulèvent une question importante: à quoi ressemble l’activisme contre les violences sexistes ? Par où devons-nous commencer et comment la voix d’une seule personne peut-elle y contribuer?

Pour une question aussi vaste, la réponse est simple. L’activisme contre les violences sexistes se présente sous de nombreuses formes. Il peut être adapté à un public mondial ou concentré sur des communautés spécifiques. Il peut être choquant et provocateur ou subtil et chaleureux. Il peut être bruyant ou extrêmement silencieux. Cependant, le message est toujours clair: nous ne laisserons pas les violences sexistes passer inaperçues.

Imaginez un·e activiste dans votre tête. Il y a de fortes chances que vous pensiez à un·e manifestant·e qui descend dans la rue. En 2018, plusieurs marches prochoix ont eu lieu dans plusieurs pays du monde, notamment en Irlande et en Argentine. (Bien que la légalisation de l’avortement n’ait pas été voté en Argentine, les activistes ont bénéficié d’un soutien mondial considérable et ont galvanisé un mouvement qui se bat encore aujourd’hui.)

Mais les manifestations de rue ne sont qu’un moyen de faire passer un message. D’autres préfèrent montrer leur contestation sous ses formes plus artistiques et plus intimes.

Prenons l’exemple de Laia Abril, photographe basée à Barcelone. Dans son ouvrage intitulé A History of Misogyny, Chapter One: Abortion, Abril se concentre sur les réalités de l’avortement non médicalisé dans le monde. Le projet a été récompensé par le prix Photobook of the Year de la Fondation Paris Photo-Aperture.

Mais la photographie n’est pas la seule forme d’art à délivrer un message d’une profondeur saisissante. En réponse à l’adoption d’une législation restrictive sur l’avortement au Texas, l’artiste Chi Nguyen a cousu une énorme couverture pour représenter les 5,4 millions de femmes touchées par le manque de services de santé reproductive. L’édredon a été exposé devant la Cour suprême des États-Unis lors d’un rassemblement organisé par le Center for Reproductive Rights.

La protestation par l’art doit-elle forcément être visuelle? Absolument pas. Le récit a longtemps été célébré dans les communautés de défense de l’avortement sécurisé car c’est une excellente plateforme pour que les femmes qui ont mis fin à leur grossesse puissent raconter leurs propres histoires – ouvertement, honnêtement et sans gêne. Melissa Madera, qui se décrit elle-même comme une «auditrice d’histoires», anime le podcast Abortion Diary podcast. Chaque épisode présente une femme qui raconte son expérience avec l’avortement.

Revenons à la question initiale: à quoi ressemble l’activisme combattant les violences sexistes? Eh bien, cela peut ressembler à beaucoup de choses. Alors, trouvez votre passion, trouvez votre média et faites passer votre message!